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2017-03-19T19:37:35+01:00

Bravo à Aoura Chahrazed G.4

Publié par Rachid Raïssi

Le fait d’entendre l’expression « sac à dos émotionnel » séduit mon oreille et me fait plaisir. De plus, c’est une expression facile à retenir. Parler du « sac à dos », c’est entre autres parler de l’écriture autobiographie ou autofictionnelle car l’écrivain ne parvient à écrire qu’après l’accumulation des émotions de toute une vie. Enfin et d’après le Dr S. Raïssi, le sac à dos émotionnel est celui aussi de la littérature de l’intranquillité. L’enseignante explique que « c’est une écriture obsédée par le sentiment du mal à l’âme de l’humain partagé entre tourments et supplices provoqués par les remords de conscience qui hantent le texte littéraire et lui donne sens (…).

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2017-03-17T20:58:29+01:00

Khorsi Katia.

Publié par Rachid Raïssi

Les écrivains magrébins d’expression française sont tous manipulés par l’écriture d’autrui, ils ne font qu’apporter les paroles et les notions déjà dites. Il faut donc mettre fin à l’enfermement du texte algérien d’expression française. C’est vrai qu’on est tous greffé par la langue française mais parler le Français ne veut pas dire forcément que nous sommes greffés sauf ceux qui veulent l’être et leur ressembler. Quelqu’un qui tient à ses origines et parle la langue française, en prenant le côté positif ce serait la rencontre des autres cultures, le métissage, la mixité et le partage des enrichissements tout en maîtrisant les deux langues (arabe et français). Si la maîtrise des deux langues n’est pas égale et que la langue maternelle est inférieure à celle d’autrui ce serait donc une assimilation qui mène vers l’effacement identitaire et des valeurs culturelles et religieuses. L’immanence c’est quelque chose qui réside dans la nature d’un être. C’est donc ce que le sujet apporte de sa propre nature. C’est le fait de lire sans violer les concepts traités. Le sac à dos émotionnel existe en tout individu, dès la création du fœtus à l’enfance et l’adolescence jusqu’à l’âge adulte en le porte en nous. Il contient des émotions involontaires qui provoquent des sentiments qui surgissent durant tout le parcours de l’individu.

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2017-03-17T20:50:46+01:00

Bravo Smaïn. De l’assimilation et l’acculturation par la francophonie

Publié par Rachid Raïssi

Léopold Sédar Senghor dans Le français, langue de culture in « Esprit » n°311 de Novembre 1962, page 844, disait : « La France, me disait un délégué du F.L.N., c’est vous, c’est moi : c’est la culture française. Renversons la proposition pour être complet : la Négritude, l’Arabisme, c’est aussi vous, Français de l’hexagone. ». La colonisation a permis à la culture française de se propager presque partout dans le monde, en l’occurrence sur le continent africain. Teintés et porteurs d’une culture exotique, ces pays, après leur décolonisation et à l’instar des anciennes colonies britanniques, s’associèrent pour former un organisme sur la base de la langue française à l’image du commun Wealth. C’est ainsi que naquit la Francophonie en 1986 au palais de Versailles sous l’instigation de Senghor et de ses paires. D’ailleurs, il dénote dans la citation suscitée ce caractère désormais universel que revêt la langue française et ces sources culturelles exotiques qui la font briller de mille feux dans les livres pour les Français et les francophones. Pour lui, engagé dans une démarche de « civilisation de l’universel », la Francophonie « c’est cet Humanisme intégral qui se tisse autour de la terre : cette symbiose des énergies dormantes de tous les continents, de toutes les races qui se réveillent à leur chaleur complémentaire ». A la lumière de ces propos, nous saisissons la ferveur positiviste de Senghor qui verrait bien toutes les cultures cohabiter à pied égal, vivre en harmonie sans que l’un ne pousse l’autre vers sa disparition. Toutefois, la question que nous nous posons est de savoir si une acculturation, une interpénétration culturelle est-elle possible sans entrainer un effacement quasi complet de l’identité précédente, la culture d’origine, c’est-à-dire une assimilation à la culture de l’Autre. De prime abord, il est idoine, nous semble-t-il de lever le voile sur ces notions que charrie la question de la Francophonie, à savoir l’assimilation, l’acculturation, l’intégration et celui de la dispersion. Nous nous basons en grande partie sur un article publié dans l’Encyclopédia Universalis 2016 intitulé Assimilation Sociale dont l’auteur est Samuel Noah Eisenstadt afin que nos acceptions soient ad hoc. Selon ce dernier : « l’assimilation est le processus par lequel un ensemble d’individu se fond dans un nouveau cadre social. Elle réussit lorsque le groupe disparait totalement, impliquant la renonciation à leur culture d’origine, la mise au pas de leur personnalité et leur atomisation au sein de la société qui aborde ». Toutefois, c’est un processus qui se découpe en trois phases. Le premier est l’acculturation. Formé à partir du mot latin ad, qui exprime le rapprochement, le terme acculturation a été proposé dès 1880 par les anthropologues Nord-Américains. Il désigne en anthropologie culturelle les phénomènes de contacts et d’interpénétrations entre civilisations différentes. Ici, elle permet d’évaluer la facilité avec laquelle le candidat apprend les nouveaux rôles que l’on attend de lui, les normes et les coutumes de la société. La seconde phase est celle de l’intégration qui est un processus complexe et peut parfois être désastreux pour les candidats à l’assimilation. En effet, à ce stade, on apprécie la façon dont son nouvel entourage affecte la personnalité de l’individu, sa tranquillité, ses facultés à résoudre les problèmes variés qu’engendre la situation nouvelle où il se trouve. Elle implique un effet de désintégration de la personnalité qui conduit bien souvent au suicide, au crime, aux maladies mentales, aux crises familiales, etc…

La troisième et dernière phase, qui sert d’indice en réalité et qui est cruciale, est la dispersion. Plus l’individu assimilé s’identifie davantage à sa culture d’accueil qu’à ses origines, plus l’assimilation est réussie. C’est à partir de cette dernière que s’est développé le concept de « Melting Pot » chez les Américains et du « Creuset » chez les Français. Ainsi, Cambodgiens, Sub-sahariens et Maghrébins devenaient à part entière Américains et Français. Des écrivains, comme Sembene Ousmane, Kateb Yacine, Léopold Sédar Senghor, Mohamed Dib ont longtemps écrit afin de magnifier leur culture, mais aussi ils essayèrent tant bien que mal de l’épurer des influences extérieures. Leur lutte combien noble porta fruits, mais ceux-ci n’atteignirent pas maturité. Kateb comme Léopold écrivirent beaucoup pour la décolonisation. Par contre les écrivains qui leurs succédèrent écrivirent pour la conscientisation de la population face au phénomène de la perte identitaire. Diouana, personnage principal de la nouvelle intitulé « Le rêve de Diouana », tiré des Voltaïques de Sembene Ousmane, est une jeune dakaroise qui, n’ayant pu rejoindre la France comme prévu avec ses patrons, se suicida. Elle rêvait de fouler l’Hexagone, l’Eldorado des Africains où elle ferait fortune avant de revenir chez elle. Diouana, comme ces milliers d’harkis qui avaient rejoint la France en 1962, des renégats éhontés, ne sont rien d’autre que des assimilés. Mystifiant ce pays, sa culture et sa langue, ils n’avaient de yeux que pour elle et ne jurait que par elle. La colonisation et la conjoncture actuelle ont fait de la peau noire de l’Africain un être subsidiaire qui ne peut trouver son salut qu’en France. Ainsi, nous voyons ces milliers d’immigrants qui périssent jour et nuit dans la mer macabre qu’est la méditerranée. Ils sont assimilés et ne font que suivre les pas de leurs prédécesseurs à l’image d’Assia Djebar qui refusa d’enseigner dans son pays dans sa langue maternelle et aussi de Rachid Boudjedra qui clamait haut et fort sur des chaines de télé qu’il est athée et ne se reconnaissait en rien à l’Islam. D’ailleurs, ses œuvres le prouvent. En réalité, nous ne pouvons éluder la prouesse des Français qui fut d’assimiler chez eux ces colonisés et faire de telle sorte que le résultat se pérennise sur plusieurs générations. Nini, dans Nini, la mulâtresse de Dakar de Abdoulaye Sadji n’hésite pas, après l’échec de l’envoutement de son Français, de vendre son héritage et d’embarquer pour la France, puis le Cameroun bien qu’elle sût que ce dernier s’était déjà marié à une française. Certes, il est vrai que la France a pu asseoir une sorte d’assimilation endogène, mais cela n’a point conduit à l’éradication pure et simple des valeurs culturelles dans nos pays respectifs. Elle a plutôt conduit, d’un point de vue général, à ce qu’on appelle acculturation ou encore interpénétration culturelle. Si Okonkwo, dans Le monde s’effondre de Chinua Achébé, abattu du fait que ses frères n’ont pas su résister et garder les gris-gris au profit de la Croix de l’Eglise, se donne la mort. De même dans l’Aventure ambigüe de Cheick Hamidou Kane, Samba Diallo est assassiné par le fou du village car celui-ci refusait de prier et par ricochet reniait ses valeurs traditionnelles. Cela n’est nullement le cas de Bakayoko qui, dans Les bouts de bois de Dieu de Sembene, saura tirer parti de ses lectures de Marx qui l’inspireront et lui permettra de mener à bien la grève jusqu’au bout. Sa maitrise des théories marxistes que lui enseignèrent les Français lui permirent de prendre conscience du pillage du continent, des cheminots. Et ce, pour montrer ce revers de la médaille qui est peu en quantité, mais existe néanmoins. Comment oublié ces nombreux pays qui, à défaut d’ériger au rang de langue officiel et nationale comme l’Algérie leur langue maternelle, donnèrent à certaines au moins le statut de langue nationale. Cela a permis de contrer l’avancée dévastatrice de la langue étrangère, le Français. C’est le cas du Congo avec le Swahili, le Lingala et du Burkina Faso avec le Moré et le Dioula. Ces pays, ces peuples sont en proie à la greffe, à l’effacement de leur identité originelle et à notre humble avis, un retour aux sources est une condition sine qua non pour mieux préserver ses valeurs. Amin Maalouf préconise dans Les identités meurtrières de faire un « examen d’identité » afin de de débusquer tous ses tenants. En réalité, l’universalité et le « village planétaire » sont un danger pour nos sociétés. Fondu dans une culture unique et totalitaire, nous ne courrons qu’à notre perte. Nous prenons position et croyons fermement qu’à défaut de brandir et mettre sur un piédestal nos valeurs intrinsèques, nous pouvons nous ouvrir à une greffe non dépouilleuse mais enrichissante. Il faut absolument un désenclavement de la pensée dans ces pays. Ne se référant qu’à la France pour toute réflexion, ils obnubilent leur savoir par les stéréotypes déjà existants. Le mythe de la culture française dominante et civilisatrice persiste. La perversité, comme une trainée de poudre embrase tous les strates de la société.

 

 

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2017-03-17T20:06:33+01:00

Le sac à dos émotionnel.

Publié par Rachid Raïssi

Pour faire simple, je dirais que si le terme de transcendance, ou ce qui dépasse un ordre donné parce qu’il fait partie tout simplement d’un ordre supérieur et indépendant du monde comme celui du Tout-puissant extérieur, imposant et déterminant, indique l’idée de dépassement et celle de la supériorité absolue et extraordinaire. Et si le terme de transcendantal (e) désigne, quant à lui, une analyse qui se fonde sur des données à priori. Autrement dit tout ce qui dépasse le domaine de l’expérience textuelle et celui du sac à dos émotionnel. La notion de l’immanence désigne, par contre, le caractère du texte qui comporte en lui-même sa propre question de la méthode et ce, par opposition à la transcendance qui impose plutôt des grilles de lecture ainsi que des notions, des catégories et des concepts de lecture extérieurs au texte.

Ainsi et si aucun texte ne peut, sur le plan scripturaire, éviter la rencontre avec les autres textes. Et s’il ne peut non plus éviter la féconde rencontre/échange et enrichissement, la sienne propre, face aux multiples clins d’œil intertextuels que tout texte maintient et entretient avec les textes environnants et ceux de la filiation comme l’affirment, tour à tour, R. Barthes, G. Genette, J. Kristeva et tous les tenants de l’analyse du texte. On peut affirmer aussi qu’aucun sac à dos émotionnel ne peut non plus éviter le sac à dos émotionnel des auteurs lus et des lecteurs qui, sur le plan du fond, constituent l’énorme épaisseur émotive qui nous mène là où on ne désire pas forcément aller, là où le silence se fait parole et le corps se met subitement à dire ces choses étranges qui nous retiennent.

De plus, le sac à dos émotionnel est, tout comme l’immanence, une notion incontournable ; une notion qui t’apprend essentiellement que le texte littéraire ne vient au monde qu’à partir d’une intériorité débordante de traumas, de chutes psychologiques, des peines et des joies. Des émotions du prénatal, de l’enfance et de l’adolescence – et plus - qui composent le sac à dos émotionnel de tout un chacun. Et c’est seulement après que le « transcendantal » autrement dit tout ce qui est extérieur au texte vient « jeter de la poudre aux yeux » pour donner de la vraisemblance au récit de la peine du cœur qui parle et crie pour ne pas pleurer ou pour pleurer en silence avec des mots, des histoires qu’on se raconte pour pouvoir continuer à vivre. C’est pourquoi la littérature donne une image de l’âme meurtrie, d’abord et avant tout. 

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2017-03-10T18:08:31+01:00

Aissani soundes groupe trois.

Publié par Rachid Raïssi

Immanence :

Nous avons vu en cours que l’immanence, c’est le fait de lire sans la contrainte des notions, des concepts et des catégories. L’immanence suppose que le texte contient sa propre question de la méthode car chaque texte est unique en son genre. Selon le dictionnaire Larousse le mot immanence est défini comme : ce « qui est contenu dans un être, qui résulte de la nature même de cet être et non pas d'une action externe. Se dit d'une étude du langage qui ne fait pas intervenir des phénomènes et des explications extralinguistiques (psychologiques, historiques, etc.) ». Brièvement, l’immanence c’est donc l’ensemble de ce qui est existe à l’intérieur du sujet, ce qui est dans sa propre nature.

Sac à dos émotionnel :

Nous venons tous au monde avec un sac à dos émotionnel, affirme l’enseignant et Selon le livre : soyez bienveillants avec vous-même libérez vos émotions de Bertrand Canavez et Pierre Leroux, le sac à dos émotionnel est constitué par les ressentis par le fœtus in – utéro (déjà connecté au système limbique), lors de l’accouchement ainsi que les émotions vécues lors de la petite enfance et durant toute la vie par l’individu. Ces traumas s’inscrivent dans le corps, dans les tissus. Le corps sait. Le corps parle. Quand l’individu ne parle plus, le corps parle encore.

                                               

 

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2017-03-10T10:37:21+01:00

Aïssani Kamélia

Publié par Rachid Raïssi

La langue d’un peuple est toujours porteuse de la culture de ce peuple. Porter cette langue, c’est s’assimiler à sa propre culture. Ce disant, les Algériens, les Africains ou autres en assimilant la langue française, ils assimilent du même coup la culture française. Voilà pourquoi, il est possible de soutenir que nous les Algériens, nous sommes greffés par la langue française. Ce qui veut dire que la sève de la culture française circule dans nos veines et en se mélangeant a notre sève culturelle proprement algérienne, cela fait de nous des métis. Montrons cela par l’existence du « parler populaire algérien » comme langue algérienne à coloration hybride d’arabe et de français, principalement. Ceci s’explique par la logique suivante : d’abord, sur le plan politico-idéologique, la France, en colonisant l’Algérie, a laissé ses empreintes dans la culture algérienne. Ensuite, dans le cas où la langue mère (arabe) rencontre dans l’être la langue culturelle et idéologique (français) avec un rapport d’équivalence sans que l’une ne prime sur l’autre, il en résulte un enrichissement pour celui qui en est le bénéficiaire. C’est le privilège des Algériens qui possèdent la maîtrise de deux langues. 3. Mais, si la langue de la culture mère (autochtone) est reléguée au rang inférieur, c’est-à-dire moins appréciée que celle de l’Autre, on peut parler dans ce cas-là de l’assimilation qui peut mener vers la perte de la langue mère entraînant aussi l’effacement des valeurs culturelles, religieuses et identitaires. On pourrait ici parler aussi d’une aliénation provenant de l’effacement identitaire et de la réussite de la greffe.

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2017-03-07T17:58:54+01:00

LES COURS MAGISTRAUX PAR AMRANI Inchirah étudiante en 3ème année licence groupe 03‎

Publié par Rachid Raïssi

Cours magistraux :

1. La définition de la Francophonie : c’est l’ensemble des peuples qui utilisent la langue française dans leur vie quotidienne et leurs communications.

 2. La distinction entre Francophonie avec un « F » majuscule et un « f » minuscule :

  • La Francophonie : une communauté qui considère la langue française comme une longue officielle.
  • La francophonie : une communauté qui considère la langue française comme une longue de communication.

3. La langue dominante : brièvement, c’est la langue la plus utilisée.

4. La définition de terme assimilation : il y a derrière la langue française ce qu’on appelle l’assimilation, c’est le fait de modifier les individus, de supplanter une culture par une autre culture avec délectation, c’est le fait de l’effacement identitaire par le processus de greffe.

A la fin de la séance « Monsieur Ismail » pose une question à savoir,

la différence entre Assimilation et Acculturation ?

4. La définition de terme acculturation : ce terme traduit l’adoption de l’essentiel des usages et coutumes d’une culture dominante et ou du groupe dominant. La disparition de toute différence entre certaines minorités et le groupe dominant témoigne de leur assimilation.

5. La distinction entre les deux :

6. Acculturation : veut dire processus par lequel un groupe ou un individu assimile une culture différente qui lui est étrangère. C’est l’assimilation par force.

7. L’Assimilation : est le processus par lequel un ensemble d’individus se fondent dans un nouveau cadre social. C’est l’intégration par volonté.

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2017-03-05T17:10:52+01:00

De la francophonie dans la culture littéraire par Adrien TRAORE

Publié par Rachid Raïssi

De la francité d'Onésime Reclus en 1880 à la parution du terme francophonie en 1960 quand il y a eu une volonté politique d'assoir une communauté sur la base du partage de la culture et de la langue française. Se fondant alors sur cette idée de départ, il ressort que le terme « francophonie » renferme deux acceptions possible, et ce, en fonction de la graphie usitée. Ainsi, le concept « Francophonie », ici graphié en majuscule désigne le regroupement de tous les pays ayant la langue française comme langue officielle, par exemple et surtout des pays à l'instar de ceux de l’Afrique-Occidentale (Burkina Faso, Bénin, Sénégal, Togo, etc.) Et une fois orthographié en minuscule, la « francophonie » désigne alors la dimension culturelle de la langue française. Des deux aspects de la francophonie, il ressort deux problématiques communes et faisant l'apanage de chacune des acceptions et des conceptions qu'on peut se faire de cette notion de francophonie. Ces problématiques sont ainsi liées aux concepts : acculturation et assimilation.

Alors, que faut-il entendre par acculturation et par assimilation ? Il est souvent admis que le phénomène de l’acculturation est dû à une assimilation par contrainte qu'un peuple dominateur exerce sur un autre plus faible. Et cela se faisait durant la période coloniale du continent où les colons ont voulu ancrer une culture étrangère dans l’âme d'un peuple croulant sous le joug de ce qu'on peut appeler la tyrannie culturelle. De l’assimilation, on peut entendre une sorte de soustraction partielle ou totale, et ce, de manière volontaire d'un peuple afin d’adopter de plein gré la culture d'un autre groupe avec lequel, il est en permanent contact et veut s’identifier à ses valeurs au détriment des siens propres.

 De nos jours, le concept d’assimilation est à la mode et revient de manière reccurente dans les débats sur l’immigration et cela est surtout dû au phénomène de la mondialisation. Les nouvelles technologies drainent des cultures d'une frontière à l'autre. Les cultures se rencontrant, il y a alors un choc. Un choc étant plus marqué au sein de la jeunesse qui se sent perdue, et toujours en contact avec l’extérieur via les nouvelles technologies et ont tendance à vouloir s’identifier à l’Autre. On se souvient surtout du concept de la « génération perdue » (Jim Thompson) aux États-Unis dans les années 40-50 ; concept qui désignait les Noirs américains avaient perdu leurs repères alors. Et c'est cette perte de repères qui plombe de nos jours le quotidien de la jeunesse, de surcroît africaine.

  La plupart des pays africains embrassèrent leur indépendance en 1960 et depuis lors, chaque année, des fonds colossaux sont débloqués pour organiser des cérémonies de célébration de cette date marquante dans l'histoire de tout un continent. Cependant, il est capital qu'on sorte de l'illusion si l'on veut vraiment vivre l'indépendance. La colonisation est multiforme et multidimensionnelle. L'ancien colon exerce toujours une sorte de colonisation, non pas territoriale cette fois, mais corporelle, comportementale et intellectuelle. En effet, ne pouvant plus exercer une acculturation des anciens colonisés, il tente alors de les assimiler. Il semble s'y prendre au mieux lorsqu’il arrive à flatter la masse sur la bonté, la joliesse et surtout le prestige qu'offre sa culture à qui la veut bien, tous se portent candidats. On se rappelle sûrement du Rêve de Diouana de Sembène Ousmane qui narre l'histoire d'une jeune fille pensant implicitement qu'elle fut victime d'une erreur de la nature. Et une erreur qui lui a coûté d'être née en Afrique. Depuis que sa patronne blanche lui parla de la beauté de son pays et de sa culture et lui proposa de l'emmener avec elle en France, que ne fut-ce pas sa joie ! Tout lui devînt si monstrueux et si laid et cela, partant de l’architecture aux valeurs même qui prévalaient aux fondements de sa société mère. C’est ainsi qu'elle n’hésita point de se donner la mort lorsq’u'elle sut, que plus jamais, elle n'ira en France avec ses patrons.

Cependant, devons-nous rejeter l’Interculturalité sous prétexte des dangers qu'elle peut avoir sur la culture de certaines sociétés ? Nous soulignons qu'il ne faut pas la rejeter totalement, mais la prendre avec précaution. En effet, c'est ce manque de précaution qui a valut certains cas d'assimilation extrême chez certains individus et qui, voulant revenir aux sources, se sont perdus et ne sachant quoi faire tentent de s'affirmer comme faisant partie intégrante d’une culture à laquelle ils veulent et pensent s'identifier. Peut-être bien est-ce cela qui est à la genèse du phénomène du terrorisme et qui facilite l’enrôlement des jeunes au sein des cellules terroristes. Un tel cas extrême de volonté d’acculturation a été constaté chez Flaubert dans Madame Bovary où, Emma, épouse de Charles Bovary, voulait vivre « comme » les personnages fantasmagoriques illustrés dans certaines œuvres qu'elle eut à lire. Cette volonté lui coûta son identité. Ahmadou Khourouma, dans le Soleil des indépendances, évoquait déjà la nouvelle attitude des peuples africains consistant à remettre en question certaines valeurs intrinsèques à la société avec l'histoire de Fama, prince et héritier du trône, soit le garant de la tradition est humilié et désacralisé de tous part parce que « l’Autre » l'avait fait des siècle avant et parce qu'on veut être comme lui. On veut porter le même accoutrement que lui et se jouer les personnages. Un tel aspect des choses est toujours dû à la volonté de s’identifier à l’Autre en abandonnant sa culture, ses principes et ses valeurs.

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